Prémisse
Salutations,
Ceci constitue la prémisse d'une démarche d'expression exhaustive. Bien que l'intention soit ambitieuse, sa formulation ne se veut qu'un point de référence afin de pouvoir inscrire, dès le départ, un principe unificateur. Autrement dit, je veux me servir du texte ainsi dévoilé comme d'un canal pour ouvrir ma conception du monde "weltanschauung" vers le "zeitgeist". Ce mouvement de participation réciproque est justement quelque chose que je désire cerner intimement, car je ne crois aucunement mes idées inédites, mais plutôt simplement, je crois que l'initiative de leur expression leur donne une vie propre qui peut s'inscrire dans une temporalité actuelle.
Relisant ce premier paragraphe, je prends conscience que la mise en mot de mes pensées devra passer par un processus de dilution de leur sens profond afin de les rendre accessible. Chaque mot et chaque formulation porte en elle une ouverture formidable vers un monde de signification et la ramification de cette ouverture en constitue la beauté.
Procédons donc vers notre premier sujet. Je dissertais en bonne compagnie en fin de semaine et parmi les perspectives échangées surgit celle du bien universel "the greater good". Je fus immédiatement amusé par la formulation d'un tel idéal et, loin de vouloir décourager mon interlocuteur à s'exprimer à propos de celui-ci, j'exprimai quand même une certaine retenue quant à quoi que ce soit qu'on puisse en exprimer. Bien sûr que nous souhaitions postuler une telle chose que le bien universel! Mais par quel chemin pouvons-nous arriver à d'une part:
1. Affirmer que telle chose constitue le bien?
et
2. Affirmer que ce bien ait la potentialité de s'affirmer comme universel?
Pour traiter de cette question, je vous présente la méthode de la métaéthique.
L'éthique est la discipline qui s'intéresse à définir les manières adéquates de procéder. Elle se fonde sur des principes qui viendront guider l'action. L'action ainsi guidée, réfléchie et exécutée avec intention de manière à correspondre aux principes, sera dite éthique. L'éthique est un code et n'importe quel cadre d'exécution peut définir sa propre éthique.
La morale est une forme d'éthique mais qui prend sa source non pas dans un cadre défini de manière arbitraire, ou selon des principes contingents à une fonction, mais plutôt dans des valeurs. Ces valeurs se fondent dans un vécu, une expérience, et c'est là que ça devient compliqué. À ce moment-ci, la métaphysique rencontre l'expérience vécue, la phénoménologie. Le point est que la morale s'ancre dans un principe transcendantal. Toutefois, il n'est pas établit si cette transcendantalité se situe dans quelque chose qui dépasse toute incarnation ou si celle-ci se trouve justement dans l'explication complète et exhaustive de l'incarnation. Je sais que cette phrase est bizarre. Nous y reviendrons.
La métaéthique est donc la discipline, ou la méthode, qui s'intéresse à définir en quoi une éthique est possible, et selon quels paramètres elle peut arriver à faire du sens. Nous ne souhaitons pas ici dire quelle éthique est valide mais bien par quel moyen l'éthique peut se constituer en tant que discours cohérent. Il est sous-entendu ici que différents discours éthiques peuvent se constituer d'une manière différente mais tout de même afficher, chacun, une cohérence interne.
Je sais que j'ai l'habitude de prémisses qui peuvent paraître interminables. Je vais donc immédiatement escalader vers le vif de sujets hétéroclites. Je pourrais vous parler de l'intelligence artificielle, de géopolitique, d'états de conscience altérés, de spiritualité, de l'intersubjectivité, des conditions de possibilité du vivre ensemble ou de plusieurs choses comiques et impromptues. Merci d'avoir lu ces mots. À bientôt.
Commentaires
Enregistrer un commentaire